Against All Authority / Common Rider SEVmat.jpg (6557 octets)
split
Punk-hardcore / Ska-punk / Rock (USA)
2005 / Hopeless Records
Temps Total : 18'47

Against All Authority : 1. Lied To 2. War Machine Breakdown
3. Barricades 4. World Dominator
Common Rider : 5. Where the Waves are Highest 6. Dogtown
7. Blue Spark 8. The Only Ones

Quelle joie de retrouver Against All Authority cinq ans après 24 Hours Roadside Resistance! AAA vient de Miami et reste l’un des groupes ska-punk les plus marquants de la grande époque du genre. Pas d’excès de cuivres, pas de fiesta sautillante à la Mustard Plug, Mad Caddies ou Less Than Jake, mais une attitude engagée et une rythmique très punk/hardcore. Gagnant de la notoriété à la sortie de son excellent deuxième album All Fall Down, Against All Authority, à l’image de The Suicide Machines ou Choking Victim, a marché sur les pas du grand frère Operation Ivy.

Si l’on sait bien ce qu’il est advenu de Tim Armstrong et Matt Freeman, la vie après Operation Ivy de Jesse Michaels (chant) est moins connue de tous. Et pourtant, Jesse a fondé Common Rider en 1999, avant que le groupe ne s’éteigne 4 ans plus tard. Hopeless a eu la bonne idée de regroupé AAA et Common Rider pour un split huit-titres, qui représente aussi les derniers morceaux enregistrés de Common Rider.

Chaque groupe envoie quatre chansons d’affilés. AAA ne fait pas de détail et entame avec la divine "Lied To" qui nous replonge directement dans le style personnel du groupe, emmené par la voix si énergique de Danny Lore. Pas de ska-punk à l’horizon sur les trois premiers morceaux résolument punk. "World Dominator" inverse la tendance avec une syncope lente et davantage de trompette. Les quatre titres sont autant de baffes qui nous rappellent que AAA est toujours là. Dommage que la leçon ne dure même pas dix minutes. Vivement un nouvel album…

On passe à la bande à Jesse Michaels, qui pour l’occasion se retrouve avec Mass Giorgini aux manettes, mais aussi à la basse et au sax ! "Where the Waves are Highest" est là pour nous prouver que l’ex-Operation Ivy possède un songwriting de qualité. Et si on a l’impression d’être en terrain connu grâce à la voix du bonhomme, on est loin du ska-punk en ce qui concerne l’instrumentation. Le "punk" de Common Rider a des effluves de folk des états du sud (on pense même à Lynrd Skynrd), de rock n’ roll et de blues. Voilà qui donne envie de jeter une oreille au full-length sorti il y a quelques années.

En résumé, malgré les bons titres de Common Rider, Against All Authority reste le gros morceau de ce très bon split. On regrette l’artwork assez moche de l’objet, le temps total qui dépasse à peine le quart d’heure, et on espère que AAA ne suivra pas la même voix que Common Rider en nous quittant prématurément !

MaL (10/05)