| Aggrolites (the) | ![]() |
| s.t. | |
| Early reggae / Rockstead / Soul (USA) 2006 / Hellcat Records Temps Total : 66'20 |
| 1. Funky Fire | 2. Mr. Misery | 3. Time to Get Tough |
| 4. Thunder Fist | 5. Countryman Fiddle | 6. Work to Do |
| 7. Death at Ten Paces | 8. Someday | 9. The Volcano |
| 10. Heavier Than Lead | 11. Sound of Bombshell | 12. Fury Now |
| 13. 5 Deadly Venoms | 14. Grave Digger | 15. Prisoner Song |
| 16. Love Isn't Love | 17. Sound by the Pound | 18. Lightning & Thunder |
| 19. A.G.G.R.O. |
Celui qui na jamais entendu parler des Aggrolites peut vraiment se faire berner par le visuel de cet album. Ce disque éponyme sort chez Hellcat, contient 19 titres, est présenté dans un digipack à lartwork agressif, et contient en couverture arrière, une photo des membres du groupe et de leur dégaine, bien plus proche du look de Madball que de celui des Paragons. Bref, on pourrait sans problème prendre The Aggrolites pour un groupe de punk/hardcore : pour une raison qui méchappe, il est assez rare de voir des groupes de early-reggae/soul qui posent tout en noir, avec des mines de tueurs et une batte de baseball sur lépaule !
Même en étant au courant quAggrolites fait dans la musique syncopée, la première écoute étonne par le son incroyablement retro du groupe californien. Pas de cuivre - on lui préfère ici lorgue - une forte tendance à la soul et au rocksteady épuré, le tout avec le grain sonore de lépoque, The Aggrolites ont clairement comme modèle The Heptones, Ken Booth ou Jackie Mitoo (notamment pour lorgue), des artistes jamaïcains influencés non seulement par la musique produite à Kingston, mais aussi par la soul américaine. Les groupes du genre sont rares aujourdhui et même si ce long album manque un peu du relief qui lui permettrais dêtre plus digeste, il propose aussi de beaux morceaux et savère une bande son très agréable pour les longues soirées dété. Cet album est donc une acquisition sans risque qui ne parvient pourtant tout juste pas à transcender lauditeur, mais que les médias ne vont pas manquer, à tort tant leurs deux registres sont différents, de comparer aux éternels Slackers qui figurent sur le même label.
MaL (07/06)