| Desert City Soundtrack / Settlefish / Sounds Like Violence | ![]() |
| split EP | |
| Emo / Indie Rock / Post-hardcore 2004 / Deep Elm Records Temps Total : 21'57 |
| Sounds Like Violence : | 1. I Push You Up the Stairs | |
| Settlefish : | 2. Cure Loosely | 4. Who Placed the Dots on Dyslexia? |
| 6. Glass Party | ||
| Desert City Soundtrack : | 3. Send Your Soldiers to do the Killing | 5. January's Loss |
De nos jours tous les labels se mettent à faire des split series. Du côté de Deep Elm, on est pourtant déjà au quatrième volet avec cet EP 6 titres à la configuration plutôt loufoque. En effet l'un des fers de lance du label de Charlotte (Caroline du Nord), Desert City Soundtrack, partage cette courte galette avec les italiens de Settlefish et les suédois de Sounds Like Violence. Voilà un label américain qui a compris que le Vieux-Continent a aussi une scène rock de qualité.Malheureusemetn, l'on doit se satisfaire ici d'une distribution bien inégale : alors que Sounds Like Violence n'aura qu'un morceau (mais quel morceau!!) pour séduire l'auditeur, les italiens de Settlefish pourront eux frapper à trois reprises.
Ce split à trois groupes commence donc par les jeunes scandinaves de SLV qui lâche un morceau furieux, torturé et ambiancé entre post-hardcore, indie rock et emo. Une vraie bombe qui donne envie de se ruer sur The Pistol, premier EP du groupe. Settlefish aura lui un peu plus de mal à séduire l'auditeur malgré ses trois bons titres, plutôt orientés post-rock et rock n' roll, plus proche en somme de Tokyo Sex Destruction que de The Appleseed Cast. Le groupe italien s'avère le moins relevé de cette sélection haute qualité mais n'est néamoins pas dénué de talent.
De son côté, Desert City Soundtrack et son piano toujours bien dosé se défend avec deux morceaux qui devraient mettre tous le monde d'accord. "Send Your Soldiers to do the Killing", titre évocateur, est soutenu par un clavier oppressant, une rythmique complexe et une voix hurlée : un modèle du genre. "January's Loss" montre lui une facette plus sage et mélancolique du groupe de Portland, sans pour autant que son piano ne rende le tout trop sucré. En résumé, ce split est un excellent disque muni d'un bel artwork et qui laisse présager d'un bel avenir pour Deep Elm et pour le rock indé mondial. On ne peut malgré tout pas s'empêcher de trouver que l'intérêt du format (6 titres pour 3 groupes) est franchement discutable.
MaL (08/04)