| Give Up The Ghost | ![]() |
| " We're Down Til We're Underground " | |
| Hardcore (USA) 2003 / Burning Heart Records Temps Total : 31'30 |
| 1. (It's Sometimes Like It Never Started) | 2. Love American | 3. Young Hearts Be Free Tonight |
| 4.Since Always | 5. Calculation-Nation | 6. The Last Supper After Party |
| 7. Crime Scene | 8. Bluem | 9. A.E.I.O.U. |
| 10. Crush Of the Year | 11. No Lotion Could Ever Unclog These Pores | 12. We Killed It |
| 13. (And It's Sometimes Like It Will Never End) |
Il ne serait pas exagéré de dire que l'actualité récente de Give Up The Ghost n'a pas été des plus simples. Vous n'y comprenez plus rien ? C'est normal! Des petites précisions s'imposent peut-être : Give Up The Ghost est bel et bien le même groupe que American Nightmare. Il s'est aussi appelé provisoirement American Nothing, alors qu'un combo du même nom (American Nightmare, donc) originaire de Pennsylvanie faisait appel à la justice pour que sa marque déposée soit respectée. Bref, aujourd'hui AN s'appelle Give Up The Ghost et même si on a pu voir les anciens albums du groupes repressés avec le nouveau patronyme, We're Down Til We're Underground est effectivement le premier full length (seul un EP 3 titres est sorti auparavant) sous l'appellation GUTG. Il est aussi le premier album du groupe à sortir en licence européenne sur Burning Heart Records.
Après les formalités administratives, parlons musique. Nous voilà avec l'un des albums hardcore les plus attendus de 2003 en provenance d'Outre-Atlantique entre les mains. Introduit par une plage acoustique, on a tout de suite l'impression que GUTG n'a pas seulement changé d'appellation. L'impression sera de courte durée : présente sur lEP du même nom, "Love American" est d'un calibre typique des cinq de Boston : durée de deux minutes, batterie urgente, chant linéaire et parfaitement reconnaissable de Wes Eisold, paroles réalistes et sarcastiques. Des titres de ce type, dans la lignée de Background Music, ce nouvel album en révèle plusieurs : "Young Hearts Be Free Tonight", "Calculation - Nation", "Crime Scene" ou encore "No Lotion Could Ever Unclog These Pores". À une différence près, car même si on court quand même de titres en titres sans vraiment avoir le temps de respirer, les breaks sont plus nombreux. En somme, GUTG a gagné un peu de créativité et a laissé au passage un peu de hargne et de spontanéité. Ceci se traduit par des morceaux souvent plus longs (et pour la plupart en fin d'album), moins direct et plus épuré tel que la lourde "Bluem", les contrastées "The Last Supper After Party" et "A.E.I.O.U.", et surtout les excellentes "Since Always", "Crush of the Year" et "We Killed It"! Avant de refermer son quasi-concept album par une outro acoustique du plus bel effet.
We're Down Til We're Underground pourra peut-être décevoir un peu, car moins direct et rentre-dedans, les fans de la première heure mais pourra aussi se faire apprécier par un autre public, car moins linéaire. Un disque réussi pour un groupe qui a plutôt mûri que changé de casquette. Mais que les réfractaires à l'emo ne partent pas en courant : Give Up The Ghost, emmené par Wes Eisold et son pote de toujours Tim Cossar, n'a pas encore mis une seule goutte d'emo dans son hardcore! Il l'a seulement un peu plus travaillé ; pour le pire ou pour le meilleur, à vous de voir!
MaL (10/03)