| Orange Street | ![]() |
| " Shakin' Up! " | |
| Rocksteady / Reggae / Ska / ... (FRA) 2002 / Autoproduction Temps Total : 61'09 |
| 1. Oh Please! | 2. Red Stripe | 3. Get Ready |
| 4. Magic One | 5. Bar el Azrak | 6. Mr General |
| 7. Letter | 8. Rude Girl | 9. Rude Boy |
| 10. Why | 11. B-Side Ruddock | 12. No Murderer |
| 13. Awake | 14. Road Runners | 15. Born in Trinidad |
Sans Vincent au chant, ce nouvel album sannonçait comme un difficile retour sur terre pour tous les amateurs dOrange Street. Malgré lénorme qualité musicale des parisiens, la voix de Vincent était latout incontestable du combo. Et dés le début de "Oh Please", on sent la différence (non que Thomas soit mauvais). A travers les quinzes compos (même recette que pour Step In : une bonne dose de titres rocksteady, une cuillère à soupe de reggae et de ska et une pincée de dub et de calypso), on ne peut pas sempêcher dy penser. Pourtant, dès la deuxième écoute on commence à se faire à la voix de Thomas et celle-ci commence à passer agréablement. Tout du moins, elle ne pèse pas sur la qualité instrumentale des chansons. Effectivement très proches des influences jamaïcaines dont elles se prétendent issues (lire à ce sujet lexcellente analyse de Jean-Pierre sur skanews.net) celles-ci retentissent rapidement comme de véritables standards produits à Kingston il y a 35 ans! Et mon dieu que cest bien fait!! Pour se glisser sans se noyer dans un style aussi bateau (rocksteady/ska/reggae/dub), il fallait un savoir-faire exceptionnel, une connaissance encyclopédique de la musique jamaïcaine et un certain tact. Beaucoup dinvités de grande classe (membres de K2R Riddim, Debout sur le Zinc, Binghi All Stars,...) viennent agrémenté cet album et y apportent dans certains cas (Nanou de Jim Murple Memorial et sa voix chaude sur "Rude Boy") un assaisonnement non négligeable. Avec ShakinUp, Orange Street confirme le chef-duvre quest Step In et sinstalle confortablement à la place de meilleure formation ska/reggae héxagonal! Au lieu de sinventer un style inédit et imparfait, Orange Street sest inscrit au plus profond de la conventionnalité de ses influences directes et y a atteint la quasi-perfection. Il fallait le faire : cest fait!
MaL (11/02)