Pookies (The)
" Stunts Fights and Mariachies "
Punk n' roll / Power-pop (FRA)
2005 / Dirty Witch Records
Temps Total : 44'07

1. Introducion 2. 1933 3. Democratie For Dinner
4. Not Breathing 5. Kid-o-Matic 6. New Orleans
7. Dance Hall Ripper 8. Over and Over and Out 9. Green Host
10. Pathetic 11. Pull me Over 12. Introducion Tam Bien
13. The Getaway

Il est assez désagréable de voir les avis des chroniqueurs et journalistes converger à ce point sur un album. Pour la peine on a envie de prendre leur contre-pied et de chercher tous les défauts de ladite galette. Seulement voilà, Stunts Fights and Mariachies est une bombe absolue et personne de normalement constituer pourra dire le contraire. Tant de références, gimmicks et inspirations diverses regroupées en trois quart d’heure de rock n’ roll, on avait pas vu ça depuis longtemps. La première écoute a tendance à déboussoler et donne une image assez bordélique de l’album. Puis, ce bordel se transforme en richesse. Enregistré au studio NSR par Laurent Nafissi, Stunts Fights and Mariachies ne pêche ni par un manque de gros son, ni par un manque d’imagination. Et alors qu’on avait quitté The Pookies en 2002 avec le EP Dirty Flowers qui faisait la part belle au punk mélo, le trio débarque avec un album rock aussi riche que solide.

Le rock n’ roll de "1933" nous met directement dans l’ambiance : 1’30 de high-energy rock n’ roll qui m’ont immédiatement fait penser au récent EP des grenoblois de Firecrackers. Puis l’album se nuance. The Pookies sait se faire power-pop sur les superbes "Kid-o-Matic", "Over and Over and Out" ou "Pathetic" (avec au chant, Olivier de Dead Pop Club) ; concurrence volontiers Flying Donuts sur son terrain emo-punk n’ roll ("Democratie For Dinner", "New Orleans", "Green Host") ; et n’oublie pas son héritage punk-rock sur "Dancehall Ripper" (featuring le frangin du chanteur-bassiste Mr Follain, qui n ‘est autre que Ed de Uncommonmenfrommars) ou "Pull me Over" et ses faux airs de Samiam. Ouvertement influencé par les Foo Fighters et Hot Water Music, The Pookies pourraient tout aussi bien l’être par Favez, Fugazi ou Leatherface.

Après écoute, la voix modulable de Mr Follain reste ancrée encore longtemps dans la mémoire. Signe que le trio ardéchois a placé la barre très haut sur ce premier album et peus se targuer d’avoir sorti le disque que l’indé français attendait cette année. Un peu comme le Grinding to Dust... de Second Rate ou le Autopilot Off de Dead Pop Club en leur temps. Le vrai amateur de rock n’y résistera pas.

MaL (12/05)