Raised Fist
" Sound of the Republic "
Hardcore / Metal (SWE)
2006 / Burning Heart Records
Temps Total : 37'21

1. You Ingore Them All 2. Perfectly Broken 3. Sunlight
4. Sound of the Republic 5. Killing It 6. Back
7. Hertz Island Escapades 8. Some of These Times 9. Nation of Incomplete
10. And Then They Run 11. Bleed Under my Pen 12. Time Will Let You Go, All Alone, I Break

Après les deux belles claques successives qui nous avaient été infligées par Ignoring the Guidelines et Dedication, Raised Fist s’était un peu fait oublier. Le combo suédois, et ses multiples changements de line-up, n’est pas un adepte des longues tournées et n’est certainement pas le groupe le plus bosseur de l’univers. Avec ce défaut majeur, il a tout de même réussi à faire pâlir le boss de Burning Heart Records et les amateurs de hardcore du monde entier. Il faut dire que Raised Fist, à l’image des autres suédois de Nine, peut se targuer d’avoir un son à lui, un chanteur à la voix exceptionnellement entraînante et sait, en plus, écrire des riffs saignants.

Dès les premières notes de Sound of the Republic, on jubile à l’idée d’entendre une nouvelle livraison de Alle Rajkovic et sa bande. Les oreilles se mettent rapidement à saigner sur le rythme imposant de "Perfectly Broken" ou "Sunlight". La voix de Alle fait mouche et le mélange subtil et rapide de hardcore old-school et de métal suédois (ou comment mixer Youth of Today avec In Flames) ne gâche rien. Raised Fist ne ment pas sur la marchandise : il a vraiment la faculté de réveiller l’auditeur et de lui faire lever le poing. Les adeptes de Dedication et prédécesseurs seront sans doutes un peu titillés par quelques passages moins soutenues, quelques toutes petites parties de chant clair, et quelques loops electro, comme sur "Sound of the Republic" ou "Time Will Let You Go, All Alone, I Break" (déjà présente sur plusieurs compilations), mais verrons vite que le tout garde quand même sa cohérence et surtout que "Bleed Under My Pen", "And Then They Run" ou "Killing It" sont des morceaux d’une puissance extraordinaire. Rythmes martiaux, alternances de parties rapides et de moshparts servis par un gros son signé Daniel Bergstand, tout y est pour faire de Sound of the Republic une des bombes hardcore de l’année. On espérait secrètement un album qui serait au niveau de ses prédécesseurs. On n’y est pas tout à fait – normal vu le calibre des grands frères – mais presque. On se doit donc de ne pas passer à côté de ce nouvel album. Un disque que l’on se passe en boucle, toujours le poing levé.

MaL (04/06)