| Six Rich Dead | ![]() |
| " Realizing Things " | |
| Punk / Hardcore mélodique (CH) 2002 / Trash Compost Records Temps Total : 2800 |
| 1. $ | 2. My Dick | 3. O.H.C.P. Trilogy |
| 4. Lazy Box & Queer Boxes | 5. GVA Terror Girl | 6. Euthanasie |
| 7. A Last Experience Before I Die |
Album de la confirmation, Realizing Things et ses sept titres nous viennent un peu moins de deux ans après le remarquable Punktuation. Et si le groupe a "réaliser des choses" - et fait table rase des défauts que peut comporter un premier album - on réalise de notre côté rapidement que Six Rich Dead est un combo avec lequel il faudra compter. Avec une place nettement réduite pour les parties ska, le groupe genevois a décider de baser son originalité sur le punk/hardcore. Et c'est tant mieux, n'en déplaise aux amateurs de ska-punk formaté. Le disque commence par "$", d'une exceptionnelle beauté et brutalité. Et c'est après une seule minute de ce brûlot hardcore, qu'on aurait aimé un peu plus long, que l'ont se retrouve projetté dans le riff punk rock de la subtilement nomée "My Dick". Celle-ci, quoi que pas forcément la plus originale, nous fait découvrir un duo de voix qui s'est bien endurci et une batterie qui ne se contente pas de beats punk simplistes. On poursuit avec un hommage au old-school hardcore ("Oldschool Hardcore Punk Trilogy"), un titre divisé en trois partie (hélas ça fait court la partie) et à la qualité d'enregistrement heureusement plutôt new-school. Toujours à large majorité anglophone, les paroles sont en relative amélioration (même si Six Rich Dead n'est pas un groupe où les paroles priment) et on regrette que la superbe (et très Tagada Jones) "Euthanasie" soit le seul titre en français. Dans son intégralité, Realizing Things est un disque où le côté technique est inventif règne en maître d'un point de vue instrumental, le chant étant presque secondaire. Il en resulte un disque absolument excellent à écouter attentivement et dans les détails, mais peut être moins prenant à entendre d'une oreille, ceci en raison des fréquents changements de styles et de rythmes. Définitivement décidé à composer pour des oreilles averties, Six Rich Dead nous donne une nouvelle bonne leçon en montrant du même coup que punk et hardcore peuvent être rapide et original tout en se passant d'une utilisation excessive de plans ska. Longue d'une douzaine de minutes, la dernière plage, après une "A Last Experience Before I Die" très réussie, comporte son lot de chanson bonus. Une bonne reprise de la "House of the Rising Sun" des Animals précède une minute trente de hip-hop du plus mauvais goût suivi d'une session studio dont certains reconnaîtrons quelques voix. Autre détail intéressant, au niveau de la pochette : une courte explication sur chaque chanson. On aurait bien sûr préféré un véritable full-length, mais ne vaut-il pas mieux un bon sept titres qu'un album de remplissage ? Une chose et sûre, le trio genevois fait la musique qu'il lui plaît et ne change pas son style au gré des modes mais au gré de ses envies et influences en constante évolution. Rien d'autre à ajouter : Chapeau et bon vent!
MaL (05/02)